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Le problème des solutions propriétaires

Dans le domaine de l’outillage collaboratif transverse, l’open source accuse un certain retard sur les solutions propriétaires, en termes de notoriété d’abord, et force est de constater que les innovations logicielles sont souvent soumises à coûts de licence importants et des technologies fermées.

Open Source ne rime cependant pas avec logiciel de second choix, et proposent même de nombreux avantages par rapports à leurs homologues propriétaires. D’abord l’ouverture de leur socle technique qui permet en théorie une grande souplesse d’intégration quand on en possède les moyens, aussi l’ouverture à la connexion à d’autres applicatifs pour s’intégrer, un respect des standards pour une réversibilité sereine, et un contrôle de ses données. Sur ces aspects, les applications propriétaires savent au contraire « enfermer » leurs clients dans leurs interfaces innovantes, incompatibles avec une migration simple vers d’autres solutions dès que cela serait opportun. Lors d’une augmentation de tarif brutale par exemple…

Le problème de la souveraineté des données se pose de plus en plus, le cloud étant un mode de déploiement en forte croissance. Et ce mode déploiement est une aubaine pour les éditeurs qui souhaitent garder le contrôle de leurs produits plutôt que d’en offrir à leurs clients, et qui ont pu se multiplier, et innover en se concentrant sur les interfaces au détriment du reste. Les solutions propriétaires rechignent souvent à proposer des solutions on premise à leurs clients, ce qui permet à l’open source de s’organiser pour proposer des solutions matures et modernes aux organisations soucieuses de plus de contrôle.

De toutes les solutions étudiées par Spectrum Groupe dans son étude sur les outils collaboratifs, 100% d’entre elles ont une proposition de licence Cloud mais moins de 30% peuvent être déployées On-Premise. Et les quelques produits qui le peuvent sont souvent de grosses solutions qui nécessitent un travail d’intégration important (Confluence, Jalios, Intrexx, Jive, Powell, Sharepoint, … ).

Les pistes pour une Digital Workplace souveraine

Construire sa Digital Workplace « chez soi » avec des outils clés en main et open source a longtemps été chose difficile tout en restant sur des technologies modernes. Nous l’évoquions déjà avec Spectrum Benchmark 2020, OnlyOffice est une excellente alternative à Microsoft pour la bureautique en ligne, et c’est un volet stratégique pour convaincre l’utilisateur de quitter le monde d’Office très ancré dans les habitudes. Elle est cependant très en retrait sur le collaboratif, mais compte sur les solutions tierces pour profiter de son ouverture.

Pour construire une Digital Workplace Open Source, force est de constater qu’il n’existe pas un fournisseur unique pour outiller mail/agenda, suite bureautique, conversation synchrone, gestion de tâches, gestion de communautés, etc. Seuls Microsoft et Zoho parviennent à proposer un package complet avec une relative cohérence dans les interfaces de chaque logiciel qui les constitue. Les liens entre eux sont natifs ou ne se font pas. Avec l’open source on premise, les solutions se connectent en général à façon quand un lien est jugé nécessaire ou utile par l’organisation utilisatrice. On peut alors facilement imaginer de coupler des solutions qui pourront se connecter sans mal.

NextCloud / ExoPlatform (On Premise).

Exoplatform est une plateforme collaborative très polyvalente, nous en faisons une analyse complète dans nos pages. Elle surpassera largement la solution de Microsoft, qui aura besoin de solutions tierces pour créer un intranet (Sharepoint Online n’étant très souvent pas suffisant), mais il lui manque des briques importantes comme le groupware (mail / agenda), ou la bureautique en ligne. Pour cette dernière, OnlyOffice est maintenant un habitué des solutions ouvertes qui souhaitent se passer des services de Microsoft. L’intégration est donc pratiquement native. Pour le GroupWare, on peut penser à NextCloud, qui propose une suite assez complète de services collaboratifs standards : mail/agenda, drive, team messaging. Une solution complète et moderne pour rivaliser avec les géants du Cloud en proposant d’installer ces technologies sur les serveurs de l’entreprise. NextCloud fera partie du panel solution de l’étude Spectrum Benchmark 2021.

CryptPad / XWiki (Cloud)

Cette alternative open source est moins évidente en termes d’usages et d’interfaces pour venir en remplacement « poste pour poste » d’Office365 mais possède ses forces, notamment avec XWiki, un produit polyvalent et moderne pour la collaboration autour du contenu. CryptPad, du même éditeur, est une suite bureautique collaborative qui ira certes plus à l’essentiel que la suite de Microsoft, mais qui sera la seule à proposer un cryptage des données. La sélection d’applications est cependant assez complète : tableur, présentations, éditeur de texte riche, drive, tableaux kanban, et même tableau blanc collaboratif. La suite n’est pas encore compatible avec le format Office mais possède les fonctions collaboratives temps réel. Pour la compléter dans le même esprit, Element peut prendre la place de la messagerie d’équipe.

Pour en savoir plus…

… Rendez vous en mars 2021 pour la sortie de la nouvelle étude Spectrum Benchmark outils collaboratifs. En attendant, l’édition 2020 est toujours d’actualité.

Auteur de l'article :
Thomas Poinsot

Thomas Poinsot

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