Réflexions


Le télétravail s’impose? Des solutions, on vous propose.

Entre grèves des transports prolongées et Virus inquiétant, depuis quelques mois nous ne manquons pas d’occasions de rester à la maison pour travailler. Mais sommes nous bien équipés? Que manque -t- il au collaborateur pour sauter le pas? Il y a un contexte personnel à vérifier d’abord certes (logement, connexion…), mais ensuite un outillage en ligne est nécessaire pour continuer à travailler ensemble quand les collaborateurs ne sont pas tous à leur poste de travail habituel.

Partons d’abord du principe que votre métier est compatible avec le télétravail, et que employeur vous fourni au moins une machine portable récente… Votre logement vous permet de travailler au calme? Votre ordinateur n’est pas branché à une ADSL obsolète? (attention à votre débit montant!)? Vous êtes parés à rester chez vous travailler.

Il s’agit maintenant d’avoir à disposition les bons outils pour rester productif et continuer à échanger au mieux avec ses collègues lorsque c’est nécessaire. Votre entreprise n’est peut être pas équipée totalement pour un travail à distance, et il peut vous être nécessaire d’utiliser des outils auxquels il est possible de souscrire facilement et très rapidement. L’objectif est de pouvoir commencer à travailler ensemble immédiatement.  Petit tour d’horizon de ce que le marché propose.

Tenir une réunion

C’est un usage de base : continuer à pouvoir communiquer avec ses collègues, animer des réunions. Des outils comme Slack et Teams proposent leur version gratuite et peuvent tout à fait répondre à l’usage. Mais on peut trouver plus simple, plus rapide à déployer, et surtout plus évolué si besoin :

Whereby

Un compte Whereby est créé en quelques minutes pour le créateur de la salle, et il n’est même pas nécessaire d’en avoir un pour participer à un appel. Whereby est simplement un outil de visioconférence qui n’installe rien sur votre poste, et qui vous permet de tenir un appel jusqu’à 4 personnes gratuitement. Tchat, partage d’écran, stickers pour le fun, rien ne manque. L’usage est immédiat.

Résultat de recherche d'images pour "whereby"

Miro

Pour aller plus loin, voire beaucoup plus loin, Miro propose un tableau blanc numérique avec une version gratuite. L’appel en conférence est donc possible, avec partage d’un environnement de travail en commun dans lequel toutes sortes de choses peuvent être partagées : penses bêtes, schémas, tableaux, et même documents pouvant être commentés ensemble directement dans le contenu. Difficile de lui trouver des limites, et l’usage reste très intuitif.

Travailler en équipe dans un espace pérenne

Le télétravail s’installe dans les habitudes? Avoir un espace de travail en équipe qui perdure dans le temps devient vite une nécessité. Dans ce domaine, la French Tech propose les outils parmi les meilleurs rapports usages/prix (nouvel indice Spectrum Benchmark, à découvrir dans l’édition 2020 disponible le 23 mars 2020!) pour travailler en équipe dans des interfaces simples et pratiques :

Atolia

Atolia capitalise sur la mise en scène de Slack, mais propose un panel d’outils collaboratifs en plus tout en gardent une simplicité d’utilisation dans une interface épurée. Atolia propose alors la création d’espaces d’équipes dotés d’abord d’un salon de conversation instantanée dans lequel on pourra partager différents types de ressources. Et si besoin, une base documentaire, un wiki et un outil de gestion de projet inter-équipes peuvent être déployés.

Résultat de recherche d'images pour "atolia screenshot"

Indice Spectrum Prix vs. Usages : 4/5

Shareplace

Shareplace nous propose des espaces de travail assez centrés sur le document au premier abord. On nous propose alors la création de dossiers, dans lesquels on pourra partager documents et travailler dessus ensemble, discuter autour, etc. Si des documents y sont partagés, l’outil trace leur évolution et saura même dire si un document finalisé a bien été envoyé par mail au client. Shareplace est à voir comme un mix intelligent entre un Drive et des salons de conversation. La solution propose en plus le tchat classique, l’édition de contenu collaborative (wiki) et même un début de gestion de projet.

SharePlace page

Indice Spectrum Prix vs. Usage : 4/5

Talkspirit

Talkspirit a une identité de base de réseau social d’entreprise. Les espaces d’équipes proposent d’abord le partage de ressources dans un flux d’activité. La conversation instantanée, est ailleurs mais bien mise en avant. L’outil est résolument tourné vers le collaboratif et propose tous les essentiels dans une interface bien pensée : travail sur le contenu ou les documents, partage de connaissances, visioconférence avec partage d’écran, etc.

7 outils pour faciliter la collaboration au sein de votre ...

Indice Spectrum Prix vs. Usages : 5/5

Spectrum Benchmark 2020, une analyse du marché des solutions collaboratives

L’édition 2020 du Spectrum Benchmark dédié à l’outillage collaboratif transverse approche à grands pas, et sera disponible au téléchargement le mardi 24 mars! Un webinar aura lieu le 28 avril à 14h30, et le livret sera consultable au Salon Digital Workplace à partir du 27 mai.

Spectrum Benchmark 2020 présente plus de 35 solutions : Chatops, réseaux sociaux d’entreprise, moteurs d’intranet, tableaux blancs numériques, suites collaboratives, etc. Les solutions sont présentées à travers des fiches techniques et des infographies.

De cette édition se dégage quelques tendances.

Une offre de plus en plus packagée en SaaS.

Cette année et pour la première fois, Spectrum benchmark s’intéresse uniquement à l’offre distribuée sur le cloud. Inutile pour cela d’écarter des produits, toutes les solutions analysées dans le passé ont une offre cloud, même celles historiquement positionnées sur une installation on premise notamment pour celles capables d’usages intranet, un domaine qui nécessite un travail d’intégration et de personnalisation important. C’est maintenant quelque chose qui peut être fait sur une offre cloud. 

Par exemple, Atlassian met de plus en plus en avant son offre Cloud pour Confluence, avec un marché d’applications compatibles SaaS grandissant. Jalios également propose maintenant une offre isofonctionnelle clé en main sur le cloud. Le modèle SaaS impose encore des limites, mais cela facilite le travail de maintenance d’un éditeur, et de plus en plus la personnalisation est possible en restant sur un socle fonctionnel unique pour toute la clientèle. 

C’est un confort indéniable pour l’éditeur, mais également pour les organisations. De plus en plus, les longs projets de mise en place d’outils collaboratifs font partie du passé. Le déploiement doit être rapide. S’il ne l’est pas, le “Shadow IT” se charge d’équiper les collaborateurs de manière désordonnée. La mise en place d’outils collaboratifs peut vite devenir un travail de tri de solutions, et d’analyse d’usages déjà en place pour donner de la cohérence et une gouvernance globale. Alors plus que jamais, un projet outillage collaboratif et même d’intranet doit être rapide, quitte à faire des concessions sur la personnalisation.

Aujourd’hui, souscrire à l’offre Office 365 quand on est utilisateur de la suite logicielle bureautique Microsoft se fait en quelques clics, et des usages collaboratifs modernes peuvent éclore dans la foulée. Heureusement pour la concurrence l’offre a ses limites, mais pour les combler, il faut aussi savoir se déployer rapidement. C’est ainsi que des solutions comme Lumapps, Powell ou Lively (entre autres!) proposent des déploiement intranet / digital workplace personnalisés rapides. Il faut parfois faire des concessions sur les besoins spécifiques, mais ça ne sera jamais le cas sur la productivité, et l’efficacité des usages. 

L’offre Cloud est une offre spécialisée, et focalisée sur la productivité. Ne plus travailler sur une réponse à des besoins spécifiques et une maintenance de différentes versions, l’éditeur travaille plus à l’optimisation d’une offre unique, au service de l’expérience utilisateur. Le marché tend vers ça, et plus que jamais, il s’agit de faire le bon choix, car ce n’est pas l’outil qui s’adaptera pour répondre aux spécificités organisationnelles et techniques des organisations.

L’IA se cherche encore pour l’offre collaborative

L’Intelligence Artificielle fait couler beaucoup d’encre dans de nombreux domaines, et celui du logiciel d’entreprise ne fait pas exception. Si celle ci est clairement palpable dans l’offre ECM (cf. Spectrum Benchmark ECM 2020), on l’attend encore concrètement  dans l’outillage purement collaboratif qui nous intéresse ici. Google nous offre l’écriture prédictive dans les mails, les suites bureautiques en ligne se dotent parfois de quelques notions d’apprentissage machine bienvenues quoi que pas si révolutionnaires, le contenu partagé est facilement reconnu pour un classement plus efficace, etc. La productivité de l’individu peut être améliorée par ces innovations, mais le travail collaboratif lui même l’est il vraiment?  Pour cela des automatismes peuvent être programmés (Slack, Cliq, …). Il ne s’agit plus vraiment d’intelligence artificielle puisque ce sont des actions précises programmées, mais qu’importe, les connecteurs avancés (bots, … ) des chatops restent d’une aide précieuse pour la productivité quand il s’agit de jongler entre les outils spécialistes.

Selon nous, l’IA dans le logiciel collaboratif c’est l’apprentissage machine, cette autonomie à apprendre de l’utilisateur, d’une organisation pour proposer des actions, générer des automatismes pertinents. Aujourd’hui, difficile de trouver un acteur de ce domaine. Un début de réponse émerge cependant de la solution Share.Place, un outil simple et très conversationnel pour travail autour du document. Une solution qui propose de remplacer un nombre trop importants d’outils trop spécialisés et trop déconnectés (Drive, Chatop, prise de notes, … ) pour une facturation démesurée. L’évolution de ce jeune outil n’est pas pour l’instant la fonctionnalité, mais l’apprentissage machine! La solution apprend en effet de vos habitudes de partages et de travail sur vos différents types de documents pour vous proposer des raccourcis fonctionnels. Une proposition d’action évite plusieurs clics. Et imaginons un collaborateur qui quitte l’entreprise : les process, eux, restent sans avoir à les formaliser vraiment.

l’IA dans le collaboratif a différentes formes, pour l’instant plus au service de l’individu, et bientôt plus au service des process collaboratifs. Maintenant plus que mature sur ces interfaces et ses fonctionnalités, l’offre collaborative a beaucoup progressé sur son ouverture aux autres avec des connecteurs toujours plus puissants, mais commence seulement son chemin vers des logiciels réellement doués d’IA. Chaque instance d’une plateforme deviendra unique plus par son apprentissage des process internes que par son paramétrage et ses couleurs. 

L’IA a encore du mal à trouver sa place dans l’outillage collaboratif, alors qu’elle assoit ses usages ailleurs notamment dans l’ECM. On constate des expérimentations ici et là parmi les géants et start up innovantes. D’autres sont plus attentistes, pour voir quelle place donner à l’IA au service de la productivité. Aujourd’hui, c’est encore la qualité des interfaces et les connecteurs qui va optimiser le potentiel de gain de productivité des outils. 

La connectivité avec Office 365 comme prérequis

Le succès de la suite collaborative de Microsoft n’est plus à démontrer. Fort d’une situation de monopole sur les logiciels bureautique, l’éditeur n’a aucun mal à imposer toute sa suite de solutions collaboratives, souvent de qualité, Teams en tête. Ce dernier contribue fortement au progrès d’Office 365 sur le marché. Ainsi pour la concurrence, la question n’est plus systématiquement de proposer des alternatives, mais de donner un maximum de compatibilité et d’interopérabilité pour proposer quelque chose “en plus” plutôt que quelque “à la place”. 

Office 365 est un excellent rapport usages/prix (cf paragraphe pricing), idéal pour un début d’outillage collaboratif, mais on pourra lui trouver rapidement ses limites, notamment pour animer un site intranet, ou aller plus loin dans la collaboration sur des contenus autres que le document bureautique, cher à Microsoft qui centre beaucoup son offre autour de ça. Au delà de la connexion à la base utilisateur, la concurrence propose très souvent un connecteur Sharepoint et surtout OneDrive pour capter la base documentaire et déporter certains usages. Les éditeurs proposent également de rajouter du lien entre les solutions Office encore très cloisonnées dans leurs interfaces et même les fonctionnalités. Lively Software, Powell Software ou Lumapps en font leur spécialité, chacun à sa manière (voir les fiches solutions). Office devient le socle fonctionnel de l’intranet et de l’outillage collaboratif. Jalios, également acteur généraliste mais plus en concurrence de Microsoft, progresse nettement dans sa connectivité avec Office.

Mais la concurrence s’attaque également à Office de manière beaucoup plus frontale, sans oublier que c’est Microsoft qui a imposé son format de fichier. Mais ce n’est que depuis 2019 que l’ensemble des principales suites collaboratives du marché sont compatibles avec le format microsoft. Google a longtemps essayé d’imposer son propre format, souvent incompatible avec celui de Redmond. Zoho, et le dernier venu OnlyOffice sont d’excellents éditeurs pour créer des documents Office. Enfin, l’utilisateur n’a plus à se poser la question de la compatibilité, et la propriété du format Microsoft n’est plus un argument pour choisir telle ou telle solution. OnlyOffice, typé Open Source, aura l’avantage d’offrir une grande ouverture à l’intégration, en plus d’une offre logicielle à la hauteur de celle de Microsoft. C’est pourquoi on retrouve de plus en plus souvent cette solution chez les éditeurs souhaitant inclure l’édition collaborative en ligne de documents Word, Powerpoint ou Excel dans leur offre. Des éditeurs comme Jamespot, Atolia, Share.Place et bien d’autres proposent des alternatives et des compléments à l’offre Office 365 sans oublier l’édition de documents en ligne, un point fort de Microsoft qui n’a aujourd’hui plus cette exclusivité. 

La concurrence s’organise et parfois se ligue pour offrir des alternatives plus intéressantes. Si la qualité de l’offre Office 365 est bien réelle, l’offre peut s’avérer insuffisante ou inadaptée. Aujourd’hui l’offre du marché est suffisamment riche et compatible avec les documents Microsoft pour être considérée face à Office 365.

Des plateformes collaboratives assistantes virtuelles?

L’intelligence artificielle dans les solutions collaboratives est un sujet qui passionne et qui nourrit les fantasmes. Pourtant le marché reste très timide, et le terme reste très exagéré, voire inexact. Pour les aspects fonctionnels qui semblent aller au devant des actions du collaborateur, nous parlerons plutôt de Machine Learning. Dans ce cas, c’est l’application elle même qui s’adapte aux habitudes, à l’historique de l’utilisateur pour lui proposer des actions. Autre forme d’intelligence artificielle: les chatbots. Le terme est malheureusement utilisé à tord et à travers par les applications de conversation instantanée pour parfois ne désigner qu’un connecteur basique qui va se contenter de notifier l’activité d’une application distante par l’intermédiaire d’un agent conversationnel. Ne nous y trompons pas, les bots proposés n’ont la plupart du temps aucune conversation. Un véritable chatbot est un produit à part entière, doué de reconnaissance du langage naturel, capable de se connecter à diverses applications pour y réaliser des actions. Il s’agit en théorie d’un assistant personnel virtuel.

Machine Learning

Proposer des outils intelligent reste la spécialité des plus grands, des firmes ayant les épaules pour investir. En effet, la moindre avancée nécessite de gros investissements R&D pour des résultats à prouver sur le terrain. Ce sont donc principalement Google et Microsoft qui petit à petit intègrent des choses sans grandes annonces, n’étant pas sûr de la plus-value?

Dans ce domaine, c’est Google qui semble prendre le plus de risques avec notamment ces fonctions Smart Reply et smart compose pour ses applications mail et tchat. Le moteur de recherche ambitionne de nous faire gagner du temps dans nos conversations en allant au devant de nous. Aujourd’hui les propositions du moteur sont pertinentes (Smart Reply dans Gmail, le reste n’étant encore pas disponible en France), mais le gain de temps est discutable. Ces avancées sont et seront très visibles pour l’utilisateur, mais l’apport semble encore gadget. Il convient cependant d’attendre l’apparition de Smart Compose pour la France.

Chez Microsoft en revanche, c’est plus discret mais peut être plus pertinent pour la productivité. Acteur historique de la création de contenu, c’est logiquement là dessus que la firme va le plus apporter de l’intelligence. D’abord la suite sait catégoriser des contenus ou des images automatiquement, et sait traduire le jargon d’entreprise et les acronymes métier en analysant le contenu. Des avancées peut être moins impressionnantes, mais qui semblent plus efficaces si on pense gain de temps. Google et Zoho commencent également à saupoudrer leur suite bureautique en ligne d’un certain niveau d’intelligence pour accompagner l’utilisateur dans ses créations.

IBM de son côté possède un excellent socle technologique dédié à l’IA (Watson) capable de nombreux domaines d’application. Certains étaient proposés nativement dans leur proposition de chatop Watson Workspace, mais IBM n’a pas souhaité persévérer sur ce marché. Si les technologies IBM sont très prometteuses sur l’IA, elles sont à construire avec eux avec un cahier des charges.

En 2019, le machine learning est encore au stade expérimental. Ce qui est proposé aujourd’hui dans les principales suites collaboratives peut être retiré demain pour essayer autre chose. Des “basiques” vont se mettre en place petit à petit dans toute l’offre du marché quand ils auront fait leurs preuves chez ceux qui veulent bien les expérimenter… Dans ce domaine, il ne suffit pas d’avoir la bonne idée fonctionnelle à ajouter à sa plateforme, le développement du machine learning a un cout important pour un retour sur investissement encore flou.

Chatbots

Les “bots” sont logiquement proposés principalement dans les solutions très conversationnelles, soit Slack, Teams, ou Hangouts Chat par exemple.

Chez Microsoft, une trentaine de bots est proposée nativement. Pour la plupart, il s’agit de connecteurs assez simples, dédiés exclusivement à la solution par laquelle ils ont été développés (Trello, Jira, SurveyMonkey, …. ), certains sont internes à Office 365 sur le même principe (Planner, StaffHub, Forms, … ) pour accéder aux fonctions distantes sans quitter Teams, sachant que souvent, on peut également installer directement l’application dans un onglet, à la convenance du “chef d’équipe”. Il s’agit alors de bots très spécialisés, à la fois sur une solution précise, et des actions précises qu’il faudra expliciter précisément. A noter la présence de Workbot de la solution Workato qui permet de créer des automatismes entre applications (tel Zapier, Workflow, IFTTT, … ), donc d’affiner ses notifications dans le flux de la conversation en provenance de plusieurs applications distantes (inutile alors de multiplier les bots!).  Pour Google, c’est presque le double de bots qui sont proposés nativement. Le constat est cependant le même : presque tous sont dédiés à une solution en particulier pour intégrer les notifications et quelques actions. Et chez Slack, les applications catégorisées “bots” ne sont pas moins de 400! Avec une telle exhaustivité, les bots sont tellement spécialistes qu’on en trouve même un pour commander une pizza. Slack fait bien la chasse à la perte de temps, jusqu’à la question de la pause déjeuner!

Les bots proposés par les chatops peuvent avoir un réel intéret pour interagir avec les autres applications dont on est utilisateur : être notifié d’un mouvement, réaliser une action simple qui ne nécessite pas vraiment le changement d’interface : une tâche terminée dans Asana, une opportunité transformée dans Salesforce, etc. Ces bots savent rendre service mais ne sont pour la plupart par dotés d’intelligence artificielle. Pour une véritable IA capable de comprendre le langage naturel et de répondre à un service demandé, il faut se tourner vers des produits tiers et très souvent payants à connecter à son applicatif quel qu’il soit. Il s’agit alors d’un autre marché d’applications, donc d’une nouvelle expression de besoins.

Spectrum Benchmark 2019 arrive!

Inscrivez vous au webinar de présentation qui aura lieu le mardi 26 mars !

Le défi de la transformation digitale des collaborateurs sur le terrain.

La transformation digitale des organisations est en cours, mais elle oublie encore une grosse partie des travailleurs. Ce sont ceux qui sont sur le terrain, ceux qui ont l’expérience opérationnelle, ceux qui pourraient partager des bonnes pratiques précieuses, ceux qui ont des informations cruciales à faire remonter. Ce sont des collaborateurs qui ont probablement beaucoup de choses à partager, à apporter à la communauté pour faire progresser l’organisation. Mais ces personnes n’ont pas de bureau. Au mieux elles partagent un poste informatique, et le plus souvent n’ont pas d’email. Pourtant l’email est le prérequis à toute création de compte sur la plupart des plateformes digitales.

Dans le contexte actuel, pour connecter tout le monde dans l’organisation, l’investissement est potentiellement gigantesque, donc inenvisageable. S’il faut fournir un email et un terminal digital à tous les employés, la décision est souvent vite prise. Dans de nombreux domaines, c’est en effet 90% des collaborateurs qui sont sans email (distribution, commerce, industrie, bâtiment, ….). Pourtant en 2019, rares sont les travailleurs sans un smartphone connecté aux médias sociaux, aux applications de messagerie. Si dans une petite structure, l’implication des collaborateurs terrain n’a pas forcément besoin d’un support digital, il devient de moins en moins tenable de laisser à l’écart de la transformation digitale les “deskless” dans les organisations où les distances hiérarchiques grandissent. Les entreprises ayant bien avancé la transformation digitale de leurs collaborateurs connectés commencent à réfléchir à la suite. Si cette première étape est souvent longue et difficile, celle qui s’annonce promet de l’être également.

Système D

Aujourd’hui, les éditeurs commencent à s’organiser pour ramener ces personnes dans les espaces de communication et de collaboration digitale, le plus souvent à la demande de clients ayant déjà bien amorcé la transformation digitale du personnel possédant email et poste informatique. C’est le cas chez Jamespot par exemple, qui prend le problème au sérieux pour proposer des solutions pérennes à ses clients et futurs.

Pour répondre de manière immédiate, la solution de l’email fictif est vite trouvée. Mais comment récupérer son mot de passe sans réclamer au responsable? Comment s’abonner à des notifications récurrentes? Après, chacun possède un numéro de mobile, alors l’inscription peut se faire par ce biais, via une invitation SMS à télécharger l’application et à s’inscrire. Mais là encore, d’autres problèmes se posent : comment vérifier que le numéro donné par le collaborateur est bien le sien? Comment gérer les changements de numéro? Et enfin, on ne peut pas forcer un collaborateur à fournir cette information personnelle, donc l’inscription à une plateforme digitale d’entreprise ne peut se faire que sur demande du collaborateur… Talkspirit, également bien au fait de ce besoin, propose la diffusion d’un code d’activation via les feuilles de paie. pas besoin d’email, pas besoin du numéro de mobile. Bien vu. De toute façon, nous pouvons faire confiance aux éditeurs pour proposer des solutions techniquement satisfaisantes pour chaque contexte organisationnel

Connecter les Deskless, d’abord un changement culturel.

Avec ou sans terminal digital, avec ou sans email, avec ou sans compte d’une plateforme collaborative globale, le collaborateur “deskless” est par définition sur le terrain, son métier c’est s’occuper de son stand et servir le client, de fixer le tableau de bord de la voiture sur sa carcasse, couler le béton sur ce nouveau rond point. Quelle place alors pour une plateforme digitale dans la réalité terrain du collaborateur? Les usages pourraient être nombreux : 

  • Appel à participation ou avis sur un sujet global (déménagement, avantages sociaux, … )
  • Partage de bonnes pratiques pour des homologues distants
  • Remontée de doléances
  • FAQ
  • Procédures internes dématérialisées (congés, notes de frais, … )
  • Actualités générales de l’entreprise
  • Partage de veille métier

Pourtant, aujourd’hui l’agent de terrain est souvent soumis à des contraintes de productivité fortes, dans un contexte où l’usage du smartphone est mal vu autant par le manager que par le client, donc souvent interdit. Le désir d’impliquer ces travailleurs passe alors par un changement de culture d’entreprise avant un changement purement technique. Cette transformation devra passer soit par un investissement en équipement digital, soit par un gain de confiance en l’employé travaillant sur le terrain, mais probablement les deux. Ce changement sera à mettre en regard de la plus-value potentielle de leur connexion à une plateforme digitale d’entreprise.

Un modèle économique dédié à ce marché?

Le marché du “deskless” est presque un nouveau marché à adresser. Leurs usages d’une plateforme collaborative seront de toute façon différents de ceux travaillant dans les bureaux. Doit on alors envisager un accès bridé pour des agents concernés par seulement quelques usages précis d’une plateforme globale? Les éditeurs doivent ils alors proposer un mode de tarification adapté pour ces utilisateurs “light”?

Aujourd’hui, si certains éditeurs proposent l’option “deskless” pour l’inscription, la tarification ne varie pas, ou celle ci est négociée au cas par cas. Les deskless sont des collaborateurs au même titre que les autres, c’est la gestion des droits qui s’occupe du reste. Soit. Mais la demande de négociation est cependant légitime, le risque étant que l’organisation passe ces utilisateurs de terrain en profil externe quand il existe : souvent gratuit ou bien moins cher. 

Force est de constater que le marché avance encore à tâtons sur ce sujet. Une problématique qui ne manquera pas de faire parler d’elle à l’avenir puisque nombre d’organisations ont bien terminé leur transformation digitale pour les “desk workers”. Celles ci font maintenant face à une fracture numérique interne…

Spectrum Benchmark 2019 arrive!

Inscrivez vous au webinar de présentation qui aura lieu le mardi 26 mars !

Le marché du Chatop se stabilise en 2019?

Début 2017, le marché du chatop était en pleine effervescence. Tout le monde y allait de sa proposition pour prendre sa part. Et quoi de plus simple que de proposer un outil de tchat en équipe? D’autant plus que Slack semble bien léger quand il s’agit de faire persister un peu l’information. Atlassian, IBM, Google, et Microsoft  y sont allés avec une proposition frontale. Facebook, lui a une approche un peu différente puisqu’il associe un réseau social d’entreprise classique à un module de tchat avancé type chatop. Teams étant intégré à l’offre Office 365 et possédant même une offre indépendante gratuite avec un nombre maximal d’utilisateurs confortable, il a réussit, sans surprise, à prendre une place très importante sur le marché. IBM, avec pourtant une offre prometteuse intégrant un moteur cognitif, et Atlassian avec une offre séduisante mais peut être trop similaire à Slack, retirent leurs solutions respectives Watson Workspace et Stride après seulement quelques mois de commercialisation. L’offre de Google arrivée un peu par surprise en mars 2018 est encore timide, mais prendra certainement sa place au sein de G Suite fin 2019 puisque annonce a été faite d’un regroupement de l’offre Hangouts.

Bien sûr d’autres tentatives subsistent. Notamment Mattermost en open source pourra répondre aux contraintes d’hébergement, Cisco Webex Teams bien associé à l’outillage conférence, Unify Circuit lui aussi très lié à la téléphonie, etc. Citons également Atolia qui fait le pari d’associer des fonctions très simples de gestion de contenu, et de projet aux “channels”. Une approche innovante qui doit encore se connecter aux applications du marché pour gagner en intéret, mais à qui on souhaite un bel avenir. Talkspirit également, à la manière de Facebook, propose une alternative bien connectée et séduisante pour faire persister l’information qui compte et outiller le travail collaboratif. Slack n’enrichit pas son interface et se rend très dépendant des applications tierces pour étendre ses usages et être vraiment utile. C’est là dessus que joue la concurrence.

En 2019, ce marché s’assagit, avec Slack et Microsoft en situation de monopole. Reste cependant à voir la véritable arrivée de Google sur le marché. Si Slack a peu d’intérêt pour un client Office 365, il en a aujourd’hui pour un client G Suite certainement encore dubitatif vis à vis de Hangouts Chat. Mais Google a déjà annoncé ne pas vouloir en rester là. Slack gardera un moment une longueur d’avance avec son marché de connecteurs impressionnant, et de plus en plus intégré en profondeur dans l’application. Avec Block Kit en effet, les applications tierces peuvent intégrer un maximum de leurs fonctions dans l’expérience utilisateur de Slack sans lui imposer de mémoriser des commandes. Le “bot” déporte la bonne partie de l’interface de l’application au service de l’utilisateur. IBM Watson Workspace avait initié cette idée prometteuse avant de se retirer du marché, et Teams de son côté préfère proposer l’application en entier dans un onglet, comme un module fonctionnel supplémentaire. Plus simple peut être en termes de temps d’appropriation, mais moins intégré et moins transparent pour l’utilisateur. Slack travaille dur à garder son avance face à une concurrence qui n’a jamais été aussi sérieuse malgré une baisse nette du nombre de compétiteurs.

La mise à jour du Spectrum Benchmark 2019 pour les outils collaboratifs approche ! Restez connectés, plus d’information à venir très vite!